FIEVRE CATARRHALE OVINE : LA CONFEDERATION PAYSANNE LANGUEDOC-ROUSSILLON DEFEND ET
SOUTIENT LES ELEVEURS QUI CONTESTENT L’OBLIGATION DE VACCINER
De nombreux éleveurs de la région contestent l’obligation de vacciner parce que :
la Fièvre Catarrhale Ovine ne représente aucun risque sanitaire pour l’homme,
le vaccin permet simplement de supprimer les signes cliniques de la maladie mais n’empêche pas sa circulation,
les effets secondaires des vaccins sur les animaux ont été insuffisamment évalués,
un troupeau non vacciné ne représente aucun danger pour un troupeau vacciné,
il existe en effet 24 sérotypes de virus de la FCO sans immunisation croisée et le vaccin est efficace seulement six mois. Faudra-t-il à terme vacciner 24 fois tous les six mois ?
car la FCO est devenue une maladie endémique (virus transmis par des moucherons autochtones) et son éradication est impossible
Par contre, cette endémie est susceptible d’une excellente immunité naturelle efficace à vie dans la plupart des cas.
L’immunité naturelle représente donc la seule solution durable - et la plus économique pour l’Etat et les éleveurs - pour vivre avec le virus.
Ainsi, la Confédération Paysanne conteste les mesures imposées par l’arrêté ministériel du 4 novembre 2008 qui rend la vaccination obligatoire à partir du 30 avril 2009. Elle dénonce la pression exercée par l’administration sur les éleveurs en les menaçant de suppression d’aides ou d’entraves lors des demandes d’autorisation de transhumance et l’incohérence des informations communiquées.
La Confédération paysanne demande que la protection par la vaccination soit un choix volontaire de chaque éleveur sans aucune entrave ni perte de droits.
De plus, la Confédération paysanne s’oppose à l’obligation de désinsectiser car les produits de synthèse utilisés pour la désinsectisation des moucherons ne sont pas efficaces, ils détruisent
les abeilles, mettent en danger la santé des employés d’abattoir et contaminent la viande des animaux qui partent en abattoir.
Le professionnalisme et le sens des responsabilités des éleveurs doivent être respectés.
Plus d’info sur le site de la coordination des collectifs contre l’obligation de vacciner : www.collectif.org