Le revenu des éleveurs a connu depuis 2007 une forte diminution.
La hausse du prix des céréales a en effet étoffé la recette des agriculteurs spécialisés mais également alourdit le coût en aliments du bétail des éleveurs. Selon les données du Ministère de l’Agriculture publiées en décembre 2007, autour d’une moyenne de 11 % de hausse du revenu des exploitants (en 2007 par rapport à 2006), c’est le grand écart : la progression est de 98 % pour les producteurs de grandes cultures tandis qu’en moyenne, les éleveurs de porcs et de volailles voient leurs revenus chuter de 59 %, les éleveurs de bovins de 23 % pour les producteurs de viande et de 4 % pour les laitiers.
En 2008, les éleveurs sont également confrontés au développement d’épizooties comme la Fièvre Catarrhale Ovine qui met les troupeaux en péril et occasionne des charges accrues.
C’est le cas en particulier pour le revenu des moutonniers : en baisse de 28 % en 2007, ce revenu atteint son plus bas niveau depuis 1990. Prix de vente insuffisants, coûts de l’aliment en hausse, concurrence des importations composent l’équation de cette spirale infernale pour les moutonniers.
Pour lui répondre, les mesures suivantes devraient être rapidement mises en oeuvre :
une aide d’urgence au revenu de 35 euros/brebis ;
la revalorisation de la prime à la brebis à hauteur de 240 euros/UGB dans le cadre de la PAC
une limitation des importations, l’interdiction de la vente à perte des denrées agricoles et la limitation des marges des distributeurs
un rééquilibrage des aides PAC en faveur des moutonniers dès 2008,
une véritable rémunération des externalités environnementales et territoriales de l’élevage ovin,
et la prise en compte de la taille des troupeaux dans les règlementations s’imposant aux éleveurs (règles d’identification en particulier).
Ces demandes continueront à être portées en 2008 au national comme en région.